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24 mars 2009 -
18h28 :
Climat : "wait and see" pour l'Europe !
[ ENVIRONNEMENT ]

Les pays européens se refusent pour l'heure à chiffrer l'aide financière promise aux pays en développement pour les aider à combattre le réchauffement climatique et préfèrent attendre des engagements précis des Etats-Unis sur les émissions de CO2.
Cette aide est l'un des grands enjeux des négociations se tiendront en décembre à Copenhague (Danemark) pour tenter de trouver un accord global au-delà de 2012 sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre.

Stavros DimasLa Commission a préconisé une enveloppe de 30 milliards d'euros

Le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est montré confiant dans la possibilité de trouver un compromis et a insisté sur la nécessité pour l'Europe de connaître les intentions de l'ensemble des autres pays industrialisés. 
L'aide a déjà été évaluée par la Commission, qui a préconisé une enveloppe de 30 milliards d'euros.
Mais les nouveaux Etats membres de l'Union européenne comme la Pologne, la Bulgarie et la Hongrie rechignent à financer. Les 27 ont donc remis au mois de juin toute décision concrète. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré : "On parle d'une fourchette de 20 à 40 milliards d'euros comme participation de l'Union européenne mais nous jugeons inacceptable le mécanisme simpliste du qui pollue plus, paie plus". Son pays est l'un des plus pollueurs de l'Union européenne.

Drapeau des Etats-UnisDes pays comme les Etats-Unis ou la Chine n'ont pas annoncé leurs intentions

En dehors de la question des transferts d'argent et de technologie des pays industrialisés vers les pays pauvres, une partie des Etats européens estiment qu'il n'y a aucune urgence à chiffrer les intentions européennes, alors que des pays comme les Etats-Unis ou la Chine n'ont pas annoncé leurs intentions pour cette conférence.

Le Japon devrait se prononcer sur un chiffre d'ici au mois de juin

Stavros Dimas estime que l'Europe avait fait "plus que quiconque" et espére désormais "les idées et opinions des autres pays". "Le Japon devrait se prononcer sur un chiffre d'ici au mois de juin. Quant aux Etats-Unis,  ils réfléchissent encore à leurs politiques". "Nous ne sommes pas encore arrivés au stade des engagements. Mais nous prendrons des décisions concrètes avant la conférence de Copenhague" a expliqué le président de la Commission européenne 

Le logo de GreenpeaceAttendre les Etats-Unis n'est pas faire preuve de leadership

Les atermoiements de l'Union européenne exaspèrent les organisations environnementales. "L'Union européenne a accepté de payer sa dette mais les pays en voie de développement vont y regarder à deux fois avant de souscrire à un accord sans engagements des pays développés" a déploré Greenpeace.
"La politique des mains vides de l'Union européenne risque de miner les chances de parvenir à un accord. Attendre les Etats-Unis n'est pas faire preuve de leadership" a commenté Oxfam.

la ChineLa Chine consacre près de 38% de son plan de relance à des investissements verts

L'eurodéputé Vert luxembourgeois Claude Turmes a dénoncé la "timidité" des Européens en présentant une étude sur la part des investissements "verts" dans les différents plans de relance économique. Elle montre que les Européens sont loin d'être en avance.
La Chine consacre près de 38% de son plan de relance à des investissements verts. Les Etats-Unis sont entre 10 et 12%. L'étude a examiné les plans nationaux européens, et les résultats montrent d'énormes disparités entre la France (21,2%), l'Allemagne (10,7%) et l'Italie (1,3%).


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