L'Académie des Sciences indique dans son rapport, publié jeudi et voté à l'unanimité, y compris par l'ex-ministre climato-sceptique Claude Allègre, que "plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003", ajoutant que l'augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est "incontestablement due à l'activité humaine".
A l'issue de la publication de ce rapport de l'Académie des Sciences, le climatologue Jean Jouzel explique : "Je prends ce rapport très positivement..., je le lis comme un désaveu des
thèses de Claude Allègre, de Vincent Courtillot et d'autres. "Même si dans ce texte, on fait beaucoup de places aux arguments avancés par les climato-sceptiques, je retiens quand même que le document réaffirme clairement les grandes conclusions du Giec", le Groupe intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat (co-lauréat du prix Nobel 2007), a précisé M. Jouzel, vice-président de ce groupe.

Claude Allègre
"Le débat n'est jamais clos. Et d'ailleurs, c'est l'esprit du Giec »
Jean Jouzel estime toutefois que ce rapport ne permettra peut-être pas de clore la polémique. "On voit bien que les sceptiques vont y trouver quelques arguments. On dit bien que tout n'est pas complet sur le rôle du soleil", mis en avant notamment par M. Allègre pour expliquer le changement climatique.
Mais "le débat n'est jamais clos. Et d'ailleurs, c'est l'esprit du Giec. Nous repartons sur le 5e rapport du Giec, en remettant tout sur le tapis", conclut-il.