La loi instituant un marché de droits d'émission de gaz carbonique (CO2) pour lutter contre le réchauffement climatique sera-t-elle votée en 2009 ? C'et peu probable malgré le plaidoyer du président Barack Obama devant le Congrés américain mardi. Ce dernier voudrait instaurer un système de plafonnement des émissions de CO2 avec un marché de quotas d'émission qui :
Une loi paraît difficile avant Copenhague
Selon Michael Levi, expert du Council on Foreign Relations (institut privé de recherche), l'adoption d'une loi paraît en effet difficile avant la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague en décembre prochain. Il cite la charge importante de travail du Congrès avec d'autres projets de loi concernant notamment l'énergie et les réticences des élus de la majorité démocrates originaires d'Etats producteurs de charbon.
Deux points à réaliser sont indispensables pour Barack Obama :
Des études scientifiques et des scientifiques se rebellent contre le soi-disant consensus
Le Sénat a auditionné des experts venus présenter les bases scientifiques du réchauffement du climat. La sénatrice démocrate Barbara Boxer (Californie), qui préside aussi la commission du Sénat sur l'environnement, a estimé que le Congrès ne devait pas faire la sourde oreille : "Cette audition à pour but de nous guider avec les meilleures connaissances scientifiques existantes alors que nous nous attaquons au défi du réchauffement climatique".
Le numéro 2 de la commission, James Inhofe, contre le consensus du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), a réitéré ses critiques contre le groupe de l'ONU : "Contrairement à ce que défendent la presse et l'ONU, il y a un nombre grandissant d'études scientifiques et de scientifiques qui se rebellent ouvertement contre le soi-disant consensus".
Il est nécessaire de réduire les émissions de CO2 pour inverser le réchauffement
Il faut rappeler que des chercheurs, emmenés par Rajendra Pachauri, président du Giec, ont rappelé devant les sénateurs la nécessité de réduire les émissions de CO2 pour inverser le réchauffement de la planète et éviter des catastrophes.
"Retarder une réduction des émissions de gaz à effet de serre diminue considérablement la possibilité de parvenir à les stabiliser à des niveaux plus bas et accroît le risque de conséquences plus graves" prévient Rajendra Pachauri.