Avec l'été, les algues vertes font leur retour en masse notamment sur certaines plages des côtes d'Armor, en Bretagne. Ces déchets organiques sous l'effet du soleil et de la chaleur entre en putréfaction en dégageant un gaz mortel pour l'homme et les animaux. Aussi leur ramassage est impératif. L'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de faire des recommandations sur la bonne « façon » de collecter ces algues vertes afin d'éviter tout problème sanitaire. Ainsi, ces dernières doivent être ramassées "fraîches, c'est-à-dire dans les 24 heures, voire dans les 36 heures succédant à l'échouage". l'Anses, souligne par ailleurs qu'il doit s'écouler moins de 48 heures entre le ramassage et le début du traitement. Le ramassage des algues fraîches est le seul à même de dispenser les travailleurs de "contraintes lourdes de protection", note l'agence saisie par le gouvernement sur ce sujet en février dernier.

Ramassage dans les 24 heures, voire dans les 36 heures succédant à l'échouage
"Des troubles neurologiques ou même un arrêt cardiaque"
Lorsqu'elles sont en état de putréfaction avancée, ces algues dégagent de l'hydrogène sulfuré, gaz très toxique qui peut provoquer des irritations des yeux, des voies respiratoires, voire, en cas de concentration élevée, des troubles neurologiques ou même entraîner un arrêt cardiaque.
"La problématique majeure est d'abord pour les professionnels", explique Dominique Gombert, directeur santé environnement travail de l'Anses."Pour la population générale, la recommandation est de ne pas s'approcher des dépôts d'algues dans la mesure où il n'est pas évident, a priori, de savoir si c'est une algue de 12 heures, 24 heures ou 36 heures", ajoute-t-il.
Environ 70.000 tonnes d'algues sont ramassées chaque année en Bretagne.
Le gouvernement a présenté en février un plan de cinq ans dont le principal volet porte sur la collecte et le traitement des algues.