Les 53 pays d'Afrique ont finalement rejoint les négociations (sur le climat à Copenhague) lundi en début d'après-midi. Quelques heures auparavant, ils avaient quitté la séance plénière mais ils sont finalement revenus après avoir reçu l'assurance de la présidente danoise de la conférence, Connie Hedegaard, qu'une partie des travaux serait consacrée exclusivement au Protocole de Kyoto. Cette dernière "a promis que nous aurions bien deux décisions (dans l'accord final), l'une sous le Protocole de Kyoto et l'autre sous la convention" climat des Nations unies, a indiqué Etienne Massard Makaga, délégué du Gabon.
Une telle décision... mais pourquoi ?
Les pays en développement estiment que la conférence de Copenhague néglige l'importance du renouvellement des engagements des pays industrialisés dans le cadre du protocole de Kyoto, au-delà de 2012.
Ils réclament aussi une réunion des ministres qui sera dédiée aux suites à donner au Protocole de Kyoto, après 2012.
Ce protocole est le seul traité international à ce jour sur le climat. "C'est le seul instrument qui permet de s'assurer que les uns et les autres vont s'engager sur une base minimale" a expliqué Etienne Massard Makaga.
"On est passé en alerte rouge, on est à un carrefour" a renchéri Victor Ayodeji Fodeke, chef de la délégation nigériane. Selon lui, la Chine et l'Inde appuient l'Afrique : "Elles pensent comme nous que Kyoto ne doit pas mourir".
Le saviez-vous ?
Conclu en décembre 1997, le protocole de Kyoto impose à tous les pays industrialisés qui l'ont ratifié de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les pays en développement, qui sont exonérés de ces obligations, tiennent à ce protocole qui offre une "paroi étanche" entre les pays du nord, qui ont une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète