Le sommet sur le climat à Copenhague (Danemark) a lieu du 7 au 18 décembre 2009 ! Quelles sont les principales forces en présence.
Les pays industrialisés
Grâce à l'arrivée de Barack Obama, les Etats-Unis ont changé leur fusil d'épaule après avoir refusé de ratifié le Protocole de Kyoto. Une loi sur le climat est entre les mains des sénateurs qui ne devraient cependant pas se prononcer sur son sort avant le printemps.
Leurs objectifs de réduction de leurs émissions s'élève à 17 % en 2020 (par rapport à 2005 soit 4 % par rapport à 1990, base du protocole de Kyoto) et à 42 % en 2030 (base 2005).
30 % si un accord est trouvé à Copenhague
L'Union européenne occupe une position de leader dans la lutte contre le changement climatique.
Pour la période post-Kyoto, elle a annoncé ses engagements unilatéraux dès décembre 2008 : réduction de ses émissions de 20 % d'ici 2020 (par rapport à 1990).
Elle pourrait relever cet objectif jusqu'à 30 % si un accord était trouvé dans la capitale danoise.
Les pays dits émergents
La Chine, l'Inde, le Brésil ou encore l'Afrique du Sud estiment que les pays développés sont historiquement responsable de l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère et rappellent qu'ils n'entendent pas sacrifier leur développement économique ni la lutte contre la pauvreté. A ce jour, leur objectif affiché n'est pas de réduire leurs émissions mais d'infléchir la croissance de ces dernières.
La Chine, qui est le premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, a annoncé son intention de baisser son "intensité carbonique" (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45 % d'ici 2020 par rapport à 2005.

Les pays en développement réclament un engagement plus fort des pays industrialisés avec des réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% en 2020 par rapport à 1990. L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement, exige des "réparations et dédommagements", avec des chiffrages fluctuants, pour lutter contre le réchauffement et s'y adapter.
Les petits Etats insulaires
Regroupés au sein de l'Alliance des petits Etats insulaires, ces petits Etats, dont l'existence même est menacée par la montée des eaux, font entendre leurs voix.
Ils estiment que l'objectif retenu par la communauté internationale - limiter la hausse de la température moyenne à 2°C - n'est pas assez ambitieux et plaident pour un objectif de 1,5 degré.