Voici un verbatim révélateur sur l'état d'esprit qui règne jeudi au sommet mondial sur le climat de Copenhague.
Petites phrases du jour :
- Gordon Brown, Premier ministre britannique : "Les gens disent avec raison : si nous pouvons trouver l'argent pour sauver les banques des banquiers, nous pouvons, avec le soutien financier approprié, sauver la planète des forces qui la détruisent."
- Apisai Ielemia, Premier ministre de Tuvalu : "Nous allons quitter cette réunion avec un goût amer dans la bouche. Les vraies victimes du changement climatique n'ont pas été entendues ici."
- Lars Loekke Rasmussen, Premier ministre danois et président de la conférence : "La conférence est désormais à un point critique et nous nous sommes mis d'accord sur la façon de procéder. Nous comptons désormais sur la volonté de toutes les parties pour faire les pas supplémentaires qui nous permettront de parvenir à l'accord qui est attendu de nous (...) Dans les 36 heures à venir, nous allons être rejoints par la puissance de décision la plus impressionnante que le monde ait connu depuis de nombreuses années."
- Tsakhia Elbedorj, président de Mongolie : "Les frontières de nos quatre saisons s'effacent. Un printemps sur trois, les rivières et les zones humides s'assèchent (...) Nos bergers perdent nonseulement leur unique et dernière source de revenu mais aussi finalement leurs vies. Pour une grande partie de notre peuple, le changement climatique est devenu un génocide climatique."
- Sheikh Hasina, Premier ministre du Bangladesh" : Les émissions de gaz à effet de serre du Bangladesh sont négligeables mais notre pays en est l'une des principales victimes. Le changement climatique et l'augmentation de la fréquence, de la gravité et de l'imprévisibilité des catastrophes naturelles créent le chaos (...) le nombre de réfugiés climatiques augmente chaque jour."