Le résultat de la réunion climat de Copenhague a été, à de nombreux égards, "un succès majeur", estime le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, qui revendique une appréciation différente de celle "communément admise". "J'ai une lecture de Copenhague qui est très différente de celle qui a été communément admise", a dit le ministre d'Etat devant la Commission du développement durable de l'Assemblée nationale."L'enjeu était bien d'accrocher à ce mouvement (de lutte contre le réchauffement climatique) à la fois les très puissants émergents - Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud etc...- et les Etats Unis", affirme t-il. Et d'ajouter : "Et, de ce point de vue là, Copenhague est un succès majeur".
Jean-Louis Borloo au sommet de Copenhague
Passer "à quelque chose d'organisé et de structuré"
Mettant en avant les chiffres retenus dans l'accord de Copenhague concernant le financement de l'aide aux pays les plus vulnérables à court terme (10 mds USD par an sur 2010, 2011 et 2012) et à moyen terme (100 mds USD par an à l'horizon 2020), il juge qu'il s'agit d'une étape très importante.
"Cet engagement a été pris à Copenhague et c'est, de ce point de vue là, une avancée formidable", estime t-il.
"En réalité, Copenhague comme accord politique des chefs d'Etat c'est bien à la fois la montée de tous les pays du monde et c'est bien la mise en place d'un financement international", résume le ministre.
"Evidement, ce n'est pas en une journée qu'on réussit à rédiger (un texte) de manière parfaite", reconnaît-il. Pour lui, l'enjeu de l'année 2010 sera "de passer de cet engagement politique extrêmement fort des chefs d'Etat à quelque chose d'organisé et de structuré". L'accord de Copenhague conclu le 19 décembre par 28 pays a permis d'enrôler l'ensemble des grands pays pollueurs, industrialisés et émergents, mais sans cadre contraignant et sans aucun objectif chiffré de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre, à court ou à moyen terme. Selon l'accord, les pays industrialisés doivent communiquer d'ici au 31 janvier leurs objectifs de réduction d'émissions à l'horizon 2020. Les autres sont invités à faire connaître leurs plans d'action.