Le dalaï lama s'est adressé aux gouvernements : "J'ai de sérieuses inquiétudes en entendant les spécialistes dire que le réchauffement de la planète est réellement, réellement très sérieux, à moins de porter l'attention et d'adopter des mécanismes de protection suffisants. Les gouvernants doivent porter l'attention nécessaire et mettre en oeuvre la protection appropriée, parfois même au prix de petits sacrifices pour leurs économies. Dans la région du Tibet, le réchauffement est supérieur à la moyenne mondiale : si cette tendance se poursuit sans système de protection sérieux, certains grands fleuves baignant l'Asie vont s'assécher alors que la vie de millions d'êtres humains en dépend étroitement".
Selon les scientifiques, un
réchauffement moyen supérieur à 2°C par rapport aux températures de l'ère pré-industrielle induirait des impacts catastrophiques tels que les sécheresses, les
inondations, la multiplication des événements extrêmes et les famines. Les émissions de
gaz à effet de serre devraient culminer d'ici 10 à 15 ans pour décroître ensuite, jusqu'à 80% en 2050 par rapport à leur niveau de 1990.
Des centaines de délégués réunis jusqu'au 12 décembre à Poznan pour la conférence des Etats parties à la Convention de l'ONU sur les changements climatiques doivent lancer la négociation d'un nouvel accord de lutte contre le
réchauffement, afin de le boucler l'an prochain à Copenhague.