La ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande a enregistré plusieurs répliques, trois jours après le violent séisme de magnitude 7 qui n'a pas fait de mort.
Le service officiel de surveillance géologique GeoNet a décompté plus d'une douzaine de répliques depuis la veille, dont deux d'une magnitude de 5,4, obligeant les autorités à évacuer 70 habitants qui avaient trouvé refuge dans une école.
Selon le maire de Christchurch Bob Parker, les répliques ont encore un peu plus endommagé les bâtiments de cette ville située dans le sud du pays. Le ministère de la Défense civile a prévenu que plusieurs répliques pouvant aller jusqu'à une magnitude de 6, pourraient être encore d'actualité jusqu'à la semaine prochaine.
La situation revient peu à peu à la normale
La zone interdite d'accès au centre du quartier des affaires a été considérablement réduite, permettant à des habitants de retourner chez eux.
La police a toutefois prévenu les piétons et les habitants des risques de chutes d'objets ou de matériaux depuis les bâtiments fragilisés.
L'état d'urgence a été maintenu jusqu'à mercredi minuit et le ministère de l'Education rappelle que les écoles seront fermées jusqu'à la fin de la semaine.
Tous les principaux axes de transport (route et chemin de fer) fonctionnaient et l'électricité était rétablie dans la plupart des quartiers. Par mesure de précaution, les habitants doivent bouillir leur eau pour se prémunir d'un risque de contamination en cas de tuyau crevé.
A Christchurch, les autorités ont indiqué que certains bâtiments devront être détruits, comme un immeuble de sept étages datant de 1906. Trois cent personnes ne pouvaient réintégrer leur maison, jugées trop dangereuses, et logeaient dans des habitations provisoires.
En revanche, l'AMI Stadium, qui doit accueillir sept matches de la Coupe du monde de rugby à l'automne 2011, n'a pas été endommagé, a indiqué mardi son exploitant.