La destruction de la forêt boréale canadienne favorise l'aggravation du réchauffement climatique en libérant une grande quantité de gaz à effet de serre. Mais les avis divergent...L'industrie forestière soutient que l'abattage des arbres n'entraîne quasiment pas d'émissions de gaz carbonique (CO2). De leur côté, les chercheurs montrent, chiffre à la clé, que 84% du CO2 est enfoui dans le sol plutôt que dans la biomasse des arbres. Pour garder une bonne conscience, le gouvernement et l'industrie estiment que la plantation d'arbres après les coupes permet à la forêt de se régénérer et par conséquent de favoriser le captage de CO2.
La forêt boréale, qui représente 30% de la couverture forestière mondiale, souffre annuellement puisque ses arbres sont rasés pour l'industrie et pour la construction de nouvelles routes.