Ecocéane, un petit chantier naval de Paimpol (Côtes d'Armor), mise sur des bateaux ramasseurs de déchets et d'hydrocarbures, dans les ports et maintenant en mer, pour assurer son développement en France et à l'étranger.
Le Catamar ?
Ecocéane inaugure cette semaine le navire amiral de sa gamme, le Catamar (22,5 mètres), en présence de Maud Fontenoy, navigatrice et vice-présidente du Conservatoire du Littoral.
Le bateau aspire l'eau à nettoyer entre deux bras situés à son avant, puis entre ses deux coques où elle est traitée. Les déchets solides flottants sont retenus dans un panier puis les hydrocarbures sont détachés de l'eau par un séparateur.
Catamar est vendu 4,8 millions d'euros, et peut travailler jusqu'à force 5 (mer houleuse et vent entre 30 et 40km/h). Il peut récolter, selon ses concepteurs, jusqu'à 100 mètres cubes d'hydrocarbures par heure.
Pour les dirigeants du chantier, « Catamar est fait pour le travail au large, près des pétroliers, parfait pour le canal de Panama ou de Suez ».
Avec le Catamar, Ecocéane vise en particulier la Méditerranée, ou il se produit l'équivalent de "70 Erika par an", selon Maud Fontenoy. Le chantier aimerait vendre, dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée, 16 bateaux pour un nettoyage quotidien et une veille en cas de marée noire.

Et les Cataglops ?
Ecocéane, a aussi vendu 40 petits frères du Catamar, sympathiquement nommés... les Cataglops, spécialisés dans le travail en eaux calmes (ports, canaux, rivières).
En France, les ports du Crouesty, de Dieppe, d'Arcachon et de Marseille ont été séduits par le système. Un bateau a également été vendu à la ville de Paris pour nettoyer le bassin de la Villette et ses canaux.