Trois semaines après le séisme et le tsunami dévastateur qui ont ravagé le nord-est du Japon, des centaines de corps n'ont pas encore été ramassés autour de la centrale nucléaire de Fukushima, où le niveau des rayonnements ionisants est élevé, a rapporté vendredi (1er avril) la presse.
Dans un premier temps, les autorités avaient prévu de récupérer et transporter ces cadavres en dehors de cette zone de 20 kilomètres de rayon. Mais elles ont reconsidéré ce projet, a précisé l'agence Kyodo. Les cadavres ont été "exposés à de forts niveaux de rayonnements post-mortem" a indiqué l'une de ces sources. La police locale a donc décidé de ne pas procéder à la collecte des cadavres.
Décontaminer ces corps sur place rendrait encore plus difficile leur identification ultérieure. Et les rendre tels quels aux familles causerait des dangers de pollutions aériennes radioactives lors de leur crémation, a précisé Kyodo.
Les rescapés ont été évacués
Pour l'heure, les autorités nippones n'ont fait évacuer qu'un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale d'où s'échappent des rejets atomiques. En revanche, ces dernières ont conseillé aux habitants situés entre 20 et 30 kilomètres de rester cloîtrés chez eux ou de partir. L'Agence internationale de l'énergie atomique et Greenpeace préconisent d'élargir cette zone d'exclusion.
La centrale de Fukushima Daiichi (Fukushima 1) a été inondée par le tsunami du 11 mars qui a provoqué une panne de ses systèmes de refroidissement, des incidents à répétition, des explosions et des pollutions radioactives dans la zone.
Près de 28.000 personnes sont mortes ou portées disparues lors du séisme et du tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon, selon un bilan officiel et provisoire.