Selon Greenpeace, un train chargé de déchets radioactifs devrait quitter Valognes près de La Hague (France) à destination de Dessel-Mol (nord de la Belgique) dans la nuit de mercredi à jeudi. "Ce train sera chargé de déchets produits par les centrales nucléaires belges qui ont été retraités dans l'usine de La Hague (ouest de la France)" a déclaré un porte-parole de Greenpeace Belgique, Eloi Glorieux.
Pas de blocage mais des protestations
Contrairement au convoi de déchets radioactifs d'origine allemande retraités en France et arrivé dans le nord de l'Allemagne après quatre jours d'échauffourées avec des militants antinucléaires début novembre, ce transport ne devrait pas connaître les mêmes aléas.
"Nous n'allons pas nous opposer au rapatriement de ces déchets en Belgique, puisqu'il est logique que chaque pays s'occupe de ses propres déchets" explique Eloi Glorieux. Des militants de Greenpeace devraient manifester à Mol jeudi en fin d'après-midi, a-t-il précisé. "Il s'agit de déchets compactés moyennement actifs mais dont la durée de vie est très longue" a fait remarquer le responsable de Greenpeace.
Des chercheurs testent actuellement les propriétés de l'argile composant le sous-sol de Mol pour stocker à grande profondeur (220 mètres) des déchets radioactifs pendant des milliers d'années. L'Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies a récemment annoncé que les préparatifs étaient en cours en vue d'un "deuxième transport de déchets nucléaire" mais sans en préciser la date. Un premier transport s'était déroulé en juin.
"Le retour de déchets compactés s'inscrit dans le cadre des contrats de retraitement conclus entre Synatom (la société belge qui gère les déchets nucléaires) et le groupe nucléaire public français Areva" souligne l'Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles. Au total, neuf transports seront nécessaires entre 2010 et 2013, selon cet organisme