Plusieurs dossiers épineux, qui doivent être traités lors du sommet sur le climat de Copenhague du 7 au 18 décembre 2009, divisent encore les Européens. Voici les principaux :
L'aide aux pays pauvres
Les pays riches et émergents vont devoir aider les pays pauvres à combattre le réchauffement du climat et à développer des économies "faiblement carbonées".
Sur ce dossier, les Européens ne se sont toujours pas mis d'accord sur la contribution totale à l'effort.
Selon la Commission européenne, les besoins...financiers pour les plus pauvres pourraient s'élever à 100 milliards d'euros par an jusqu'en 2020.
La France et l'Allemagne demandent que l'Union européenne en fasse un argument de négociation à Copenhague. L'Europe est toutefois divisée. Le Royaume-Uni, la Suède et la Commission européenne sont contre. Les deux camps se vantent de nombreux soutiens.
Il s'agit des droits à polluer accordés aux signataires du protocole de Kyoto qui n'ont été ni utilisés, ni vendus. Ces surplus représentent 7,7 milliards de tonnes d'équivalent CO2 sur la période 2008-2012. Les plus gros bénéficiaires sont la Russie (1,1 milliard), l'Ukraine (478 millions) et les 10 pays d'Europe de l'Est membres de l'Union européenne (439 millions). Signalons que la tonne de CO2 s'échange actuellement entre 13 et 15 euros.
La Commission refuse le report de "l'air chaud" sur la période 2013-2020, mais la mise en vente de ces surplus avant 2012 risque de provoquer l'effondrement des prix du CO2. La solution trouvée au niveau de l'Union européen pourra servir de référence pour les négociations avec les Russes (2,1 millions de tonnes de CO2 émises en 2005) et les Ukrainiens (425.000 tonnes).
Jusqu'à présent, ce secteur n'était pas concerné par la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais les ministres de l'environnement de l'Union européenne sont tombés d'accord mercredi (21 octobre) pour demander aux armateurs du monde entier mais aussi aux compagnies aériennes de réduire leurs émissions polluantes. Concernant le transport maritime, une réduction de 20 % par rapport à 2005 pour tous les navires marchands du monde, a été proposée.