L'Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et l'Institut de veille sanitaire annoncent avoir lancé une étude sur la consommation de poissons d'eau douce et leur teneur sanguine en PCB, un composant chimique potentiellement dangereux.
En quoi consiste cette étude ?
L'étude devrait commencer dès ce mois-ci. Elle impliquerait 900 foyers de pêcheurs amateurs, sur six zones de pêche contaminées (ou non) par les PCB. Les teneurs sanguines en PCB et les habitudes de consommation alimentaire des participants, consommateurs et des non consommateurs de poissons de rivière, vont être analysées. En parallèle, le niveau de contamination des poissons de ces zones sera mesuré.
But de cette étude ?
Interdits à la vente en France depuis 1987, les PCB présentent des risques pour la santé en cas d'ingestion "régulière et sur une longue période" et peuvent entraîner des problèmes de fertilité, de croissance ou des cancers, selon l'Afssa.
Cette étude va permettre d'aboutir à des recommandations détaillées quant aux fréquences de consommation sans danger pour l'être humain. Ces recommandations seront définies selon les espèces de poisson et par population cible et seront disponibles en février 2011.