Devant l'hostilité de certains marins-pêcheurs, Greenpeace a baissé pavillon mardi (16 mars) ! Par conséquent, son navire amiral, l'Esperanza, ne fera pas escale dans le port de Dieppe (Seine-Maritime). Dans cette ville normande, Greenpeace voulait dénoncer l'implantation d'un réacteur nucléaire EPR à Penly, générateur à leurs yeux de nouveaux déchets.
Mais les marins-pêcheurs ont fait barrage en déployant lundi une dizaine de bateaux en travers du chenal d'accès au port pour empêcher l'Esperanza de rentrer. "Avec les propos qu'ils tiennent sur les pêcheurs depuis des années, ils ne sont pas les bienvenus à Dieppe" a déclaré Eric Maret, président du Comité local des pêches.
Greenpeace lors d'une de ses actions contre le nucléaire
Non à l'exportation de l'énergie nucléaire en Russie
Greenpeace va dérouter son navire vers Rouen. Depuis plusieurs mois, il mène une campagne, en Manche et dans l'Atlantique, contre l'exportation de matières nucléaires par Areva vers la Russie. Greenpeace a regretté cette action alors que leur navire a pu faire escale récemment "sans problème" dans les ports voisins du Havre et de Cherbourg.
Un échange « courtois »
Des pêcheurs et des militants de Greenpeace ont eu lundi après-midi un échange à terre qualifié par les deux parties de "courtois" sur leurs positions respectives. "Nous n'avons rien contre la pêche artisanale, durable et éthique" a assuré Yannick Rousselet.