Dijon a inauguré hier la Tour Elithis. Selon le maire de la ville Francois Rebsamen (PS) il s'agit « d'une construction emblématique, symbole d'une prouesse technologique, architecturale et éco-citoyenne, un bâtiment tertiaire en avance de plus de 40 ans sur l'objectif fixé par le plan climat 2004, à savoir réduire par six les émissions de gaz à effet de serre ».
Selon ses concepteurs, ce bâtiment serait « révolutionnaire (...) le plus performant et le plus sobre au monde en matière de consommation énergétique » et produirait « six fois moins de CO2 » qu'un immeuble classique.
Situé prés du Palais des Congrès, ce bâtiment mesure 33,50 mètres de haut, de forme arrondie, est l'œuvre de l'architecte Jean-Marie Charpentier.
Un bâtiment écolo :
Sa structure, de type poteaux-poutres mixte béton/acier limite l'utilisation du béton à la façade. Des panneaux isolants sont à base de ouate de cellulose.
De vastes et nombreuses baies vitrées facilitent l'apport en lumière naturelle.
Pour atténuer les surchauffes et l'éblouissement, un bouclier thermique en résille recouvre, telle une visière de casque, la façade la plus exposée.
La toiture intègre des panneaux photovoltaïques qui produiront 75.000 kwh/an. Les locaux sont eux entièrement équipés de luminaires à économie d'énergie.
La production de chaleur et de froid repose sur un système thermodynamique, associé à une source de chaleur fonctionnant avec une énergie renouvelable (chaudière bois à granulés) et à un système de refroidissement adapté.
Un système "triple flux" permet d'économiser de l'énergie en récupérant celle émise par les équipements bureautiques (ordinateurs, photocopieurs, luminaires, et les personnels mêmes) et d'utiliser les ressources de la nature.
Les eaux de pluie, récupérées sur la toiture, sont retenues dans un bassin situé dans le parking et alimentent les sanitaires. Mille six cents capteurs répartis sur le bâtiment permettront un contrôle de la consommation d'énergie.