Les députés européens ont demandé l'adoption d'un traité international pour protéger la région arctique, menacée par le trafic maritime et l'intérêt accru pour ses potentielles réserves de gaz et de pétrole.
20% des réserves mondiales de gaz et de pétrole
Touchée par le réchauffement climatique, la région arctique est devenue voie maritime navigable et zone d'exploitation commerciale, avec des conséquences menaçantes pour la faune.
Le trafic maritime a augmenté de manière exponentielle en raison de l'intérêt accru pour le forage en mer, du transit de plus en plus fréquent des navires de croisière et des perspectives offertes par le passage du Nord-Ouest.
De plus, cette région pourrait recéler près de 20% des réserves mondiales de gaz et de pétrole à découvrir.
Une situation alarmante
Malgré l'adoption du traité international, le Parlement européen n'a pas osé réclamer la suspension des prospections et extensions des activités extractives dans la région.
Additionné à cela, la région n'est toujours pas régie par une norme ou une réglementation multilatérale.
Autre frein : L'union européenne avec trois Etats (Suède, Danemark et Finlande) et ses associés (Islande et Norvège) représentent plus de la moitié des membres du Conseil arctique, mais leurs partenaires sont la Russie, les Etats-Unis et le Canada.
Voir notre précédent article sur le sujet : L'artique défendue au Parlement européen