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26 mai 2010 -
16h30 :
Ecoles sur sites industriels : le diagnostic
[ ENVIRONNEMENT-ECOLE-SITE INDUSTRIEL-ETUDE ]

Les nombreuses écoles bâties à travers à la France sur d'anciens sites industriels (usines, fonderies, garages, imprimeries) présentent-elles un risque sanitaire ? Une vaste campagne de diagnostic des sols pour déceler d'éventuelles pollutions veut y répondre.
Une première vague, portant sur quelque 1.200 établissements - dont la liste sera publiée le 1er juin - dans 70 départements débutera début juillet, a annoncé mercredi le ministère de l'Ecologie.
Cette initiative, qui est un des engagements du Grenelle de l'environnement, est "une démarche préventive et d'anticipation" et n'est motivée par aucune inquiétude sur la santé des enfants et adolescents, a souligné Laurent Michel, directeur de la Direction générale de la prévention des risques.
L'objectif de cette opération est de vérifier que d'éventuels polluants (hydrocarbures, solvants de dégraissage, métaux lourds...) présents dans les sols depuis des décennies ne dégradent pas le réseau d'eau potable, le sol des jardins et aires de jeux ou encore l'air dans les salles de classe.
 

Ici une école à Vincennes construite sur l'ancien site "Kodak"

« Il a fallu remonter jusqu'au XIXe siècle »
 
Cette opération s'appuie sur le croisement entre la carte des anciens sites industriels - près de 250.000 ont été recensés à ce jour par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) - et celle des crèches et établissements scolaires (publics ou privés).
L'exercice a nécessité un minutieux travail de défrichage d'archives, entamé en 1996.
"Il a fallu remonter jusqu'au XIXe siècle, au début de l'ère industrielle, avec sur, certains sites, un cortège de polluants : le même lieu a pu accueillir une fonderie, puis une usine chimique puis un garage", raconte François Blanchard, responsable sites et sols pollués au BRGM. "Les archives bougent beaucoup, c'est compliqué de les rassembler, il y a des centaines de mètres de linéaire", ajoute-t-il.
Menés par des bureaux d'étude sous le contrôle du BRGM, les diagnostics se traduiront par des visites dans les écoles concernées (une demi-journée à deux jours), des prélèvements de sols (une demi-journée à une journée) et, en cas d'identification de concentrations de polluants, des contrôles sur la qualité de l'air. Le cas échéant, des travaux pourront être effectués pour enlever ou recouvrir des "poches de pollution" afin d'écarter tout risque sanitaire.


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