Ne pas remettre au lendemain ce qui pourrait être fait le jour même ! Cette citation n'est pas connue de l'administration Bush, qui a une nouvelle fois fait machine arrière en reportant toute régulation des émissions de gaz à effet de serre. Quelques jours après le sommet du G8, les belles promesses faites en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique se sont donc envolées. Danielle Fugere de l'organisation écologiste Les Amis de la terre a déclaré : "Le refus de l'administration Bush de répondre à la Cour suprême et de faire quelque chose contre le réchauffement climatique n'est pas seulement illégal, c'est scandaleusement immoral"
David Bookbinder, conseiller
climat de la plus ancienne association américaine de défense de l'environnement, n'a pas mâché ses mots : "Le public américain, le Congrès, les responsables mondiaux... comptent les jours avant le départ de cette administration et l'arrivée d'un nouveau président qui annulera les dommages causés par le président
Bush et rattrapera le temps perdu pendant pratiquement une décennie".
Le président américain George W.
Bush a refusé de ratifier le
protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, car son administration a toujours estimé que les contraintes chiffrées de réduction des émissions de
gaz à effet de serre pénalisaient les
Etats-Unis et favorisaient les pays émergents comme la
Chine et l'
Inde.
Il y a quelques jours lors du sommet du G8 au Japon, les
Etats-Unis avaient pourtant fait un petit geste pour la
planète en se ralliant au principe de réduire de 50 % les émissions polluantes d'ici 2050.
Le successeur de George W.
Bush à la Maison Blanche va avoir du pain sur la planche.