Les pays européens, notamment de l'est, sont aujourd'hui réservés sur la question de revoir leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre de 20 % à 30 % d'ici à 2020 en cas d'accord à la conférence de Copenhague.
Poser cette question plutôt après les négociations
"A l'heure actuelle, les conditions ne sont pas remplies pour faire passer notre objectif de 20 % à 30 %" a déclaré lundi le ministre polonais des Affaires européennes, Mikolaj Dowgielewicz. Pour ce dernier, la question devrait plutôt se poser à l'issue de la conférence de Copenhague, et plus probablement une fois que les négociations auront abouti à des engagements contraignants.
Les Européens ont décidé jusqu'ici de réduire de 20 % leurs émissions par rapport à 1990 d'ici à 2020, Mais ils avaient promis d'aller jusqu'à 30% à condition que les autres pays développés fassent un effort comparable et que les pays émergents apportent une contribution.
Passer à 30 % après le sommet sur le climat
Contrairement à la Pologne, la France avec d'autres pays estiment qu'un accord politique suffisamment ambitieux à Copenhague doit permettre à l'Union européenne de passer lors de la conférence de l'ONU d'un engagement de 20 % à 30 %.
Le chef de la diplomatie britannique David Miliband a quant à lui déclaré : "La politique actuelle de l'Union européenne consiste à passer d'une baisse de 20 % à une baisse de 30 % dans le cadre d'un accord global ambitieux et nous sommes décidés à maintenir cela".
L'idée de passer à 30 % dès la conférence de Copenhague, en cas d'accord suffisamment substantiel, est partagée par plusieurs autres pays, dont la Suède (qui préside l'Union européenne) et les Pays-Bas, selon une source diplomatique.
Il y a un autre sujet de discorde
Au sein de l'Union européenne, il y a un autre sujet de discorde concernant les fonds à apporter aux pays en développement pour les aider à faire face aux conséquences du changement climatique et à réduire leur pollution en constitue un autre. Les pays de l'Union européenne n'ont pas encore défini le montant global de leur aide, même si une contribution annuelle volontaire de 1 à 3 milliards d'euros entre 2010 et 2012 est évoquée. Les pays européens devront ensuite trouver en 2010 un compromis sur la répartition du fardeau entre pays.