Si la contribution financière, permettant d'aider les pays en développement à combattre le réchauffement climatique, s'avère trop élevée, l'Europe de l'est et plus particulièrement la Pologne refuseront d'apporter une contribution trop importante.
Ce financement suscite encore des tensions en Europe
"(...) il est totalement inacceptable que les pays pauvres d'Europe doivent aider les pays riches d'Europe à aider les pays pauvres dans le reste du monde. Nous n'accepterons pas un mécanisme qui conduirait à une proposition aussi injuste" a déclaré le ministre des Finances polonais Jan Rostowski.
"Nous ne prendrons pas une part injuste du fardeau de l'aide aux pays pauvres du reste du monde" a-t-il ajouté. Selon une source européenne, la Lituanie, la Bulgarie et la Lettonie ont également exprimé des inquiétudes.
La répartition du financement, un enjeu majeur
La répartition de l'effort de financement de l'aide aux pays en développement est devenue un enjeu majeur entre les pays européens. La Commission européenne a évalué à 100 milliards d'euros les besoins nécessaires en la matière à l'horizon 2020, préconisant une contribution publique des Etats de l'UE entre 2 et 15 milliards d'euros. Ces pays d'Europe de l'est estiment également que l'effort national devrait être calculé en fonction de la richesse des pays européens.
En revanche, des pays comme la France, championne européenne du nucléaire, souhaitent qu'on prenne en compte dans une large mesure les émissions de gaz à effet de serre, ce qui pénaliserait des pays comme la Pologne, très dépendante du charbon. "Je pense que nous faisons beaucoup de progrès et je pense que notre opinion est maintenant mieux comprise" a estimé le ministre polonais des Finances.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, s'est aussi dit "plus optimiste" qu'avant, jugeant que "la partie de la discussion sur le partage du fardeau au sein de l'Europe a été beaucoup plus positive qu'avant".