Environ 80 personnes dont 50 militaires sont mobilisés depuis début août pour les premiers travaux de restauration des massifs touchés par l'incendie qui a ravagé 1.070 hectares de végétation en juillet aux portes de Marseille, indiquent des responsables de l'armée, de la mairie et de l'ONF.
Ces travaux consistent à "éviter les chutes d'arbres, les problèmes d'érosion et les mouvements de terrain liés à la disparition de la couverture végétale", souligne Laurent Velasco, responsable à l'Office national des forêts (ONF) de la défense de la forêt contre les incendies dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse.
« Nous avons à coeur d'en atténuer les effets négatifs »
Depuis début août et sans doute jusqu'à l'automne, 50 militaires venant de trois régiments
(dont celui basé à Carpiagne, le camp d'où est parti l'incendie), en collaboration avec les personnels de l'ONF, vont travailler sur les zones touchées du sud de Marseille.
Ils coupent les arbres calcinés, débroussaillent les terrains ou établissent des "fascines" (barrages à flanc de coteau pour éviter l'érosion). "Nous étions à l'origine du sinistre, nous avons à coeur d'en atténuer les effets négatifs, l'un d'entre nous a commis une erreur, nous voulons l'assumer collectivement", a expliqué le général Louis Pichot de Champfleury, officier général de la zone de défense sud.
Egalement dans les propriétés privés
A terme, explique Roland Blum,1er adjoint à la mairie de Marseille, militaires et ONF pourraient intervenir dans les propriétés privées affectées par l'incendie. Mais une telle démarche ne peut se faire que sous couvert d'un arrêté préfectoral d'intérêt général. "C'est ce que le maire a demandé au préfet dont nous attendons la validation", précise M. Blum.