Les incendies de forêt, qui continuent de ravager l'ouest de la Russie, ont fait 48 morts, a indiqué mercredi (4 août) le ministère russe des Situations d'urgence. Le précédent bilan faisait état de 40 morts.
Il s'agit de personnes décédées dans des villages dévastés par le feu les jours précédents, dont les corps n'ont été découverts que lors du déblaiement des décombres, précise le ministère.
Trois corps ont été découverts dans la région de Moscou, deux dans la région de Nijni Novgorod, un dans celle de Voronej, un dans celle de Riazan et un dans la région d'Ivanovo.
Une centrale nucléaire menacée
Des milliers de pompiers, de militaires et de secouristes combattent toujours ces feux qui s'étendent sur des milliers d'hectares dans la partie occidentale du pays, terrassée par la canicule depuis le début du mois de juillet.
Ces incendies ont également ravagé des villages entiers, des maisons et des cultures. Certaines installations stratégiques, comme le centre nucléaire de Sarov, connu depuis la guerre froide sous le nom d'Arzamas-16, sont menacées par des feux de forêt dans la région de Nijni Novgorod (Russie centrale).
Les chiffres parlent d'eux-mêmes
"Au cours des dernières 24 heures, 403 nouveaux foyers sont apparus. 293 foyers ont été éteints. 520 foyers continuent de brûler sur une surface globale de 188.524,8 hectares, contre 529 foyers sur 172.371,6 hectares la veille" a indiqué le ministère. Au total, les incendies de forêt ont dévasté en Russie près de 668.000 hectares depuis le début de l'été.
De la fumée jusque dans le métro de Moscou
Moscou était toujours dans la brume mercredi matin ! Suite aux feux de forêt et de tourbières, l'atmosphère y est irrespirable et le vent... chaud répand dans ses rues mais aussi dans le métro une fumée âcre.
Malgré une visibilité réduite à 300 mètres, les aéroports de la ville fonctionnaient normalement, a indiqué l'agence Interfax.
Les températures toujours élevées
Au petit matin, la température était déjà élevée, trop élevée : 25°C. Dans l'après-midi, le mercure devrait flirter avec les 40°C, selon les services météorologiques. Cet air irrespirable s'est infiltré dans certains souterrains du métro de la capitale, où certains usagers s'appliquaient un chiffon humidifié sur la bouche et le nez.
Les météorologues estiment que la canicule et la sécheresse qui durent depuis plus d'un mois dans l'ouest de la Russie devraient se prolonger au moins jusqu'à la fin de la semaine.
L'été 2010 devrait battre tous les records de chaleur à Moscou depuis l'ouverture des registres de température il y a 130 ans, ont indiqué les services météorologiques. Un maximum historique a été atteint la semaine dernière avec 38,2°C dans la capitale russe mais ce record pourrait tomber dans les prochains jours.
Rappelons que le président Dmitri Medvedev décrété lundi l'état d'urgence dans les sept régions les plus touchées.