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Après maints débats, discussions et un report, la taxe carbone ne sera finalement pas appliquée en France le 1er juillet. Le président Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi l'adoption d'une taxe carbone, mais uniquement si l'Europe met en place une "taxe aux frontières" de l'Europe pour protéger l'agriculture et l'industrie.
"Je confirme notre choix d'une fiscalité écologique mais je subordonne la création d'une taxe carbone intérieure à une taxe aux frontières (de l'Europe) qui protègera notre agriculture et nos industries contre la concurrence déloyale de ceux qui continuent à polluer sans vergogne", a déclaré M. Sarkozy devant la presse à l'issue du Conseil des ministres. "Je lance un appel à une prise de responsabilité générale pour que l'Europe admette le principe de la protection des entreprises et de ses emplois contre les concurrences déloyales", a-t-il ajouté.
"Le dumping environnemental menace nos emplois. Il serait absurde de taxer les entreprises françaises en donnant un avantage compétitif aux entreprises des pays pollueurs", a justifié le chef de l'Etat.
Le Premier ministre François Fillon avait annoncé mardi le report sine die de la taxe carbone aux députés UMP, largement défavorables à une mesure qu'ils considèrent comme un "nouvel impôt". Cette décision a suscité la colère des écologistes.
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