La gestion des fleuves transfrontaliers, rendue nécessaire par le réchauffement climatique mais aussi la croissance démographique, est aujourd'hui un enjeu crucial.
Lors du 5ème Forum mondial de l'eau, les experts ont rappelé que le changement climatique allait modifier la situation hydrique de nombreuses régions du monde et accentuer les pressions sur cette ressource.
Selon les experts, les inondations seront plus fréquentes et les sécheresses plus marquées.
260 bassins fluviaux transfrontaliers répartis entre 145 pays
La planète bleue compte plus de 260 bassins fluviaux transfrontaliers répartis entre 145 pays.
Au niveau international, un texte existe, qui prévoit que les Etats utilisent les cours d'eau internationaux de manière "équitable et raisonnable".
Ce peut être un socle pour la diplomatie de l'eau
La Convention de l'ONU sur les cours d'eau transfrontaliers a été adoptée en 1997 mais elle n'est toujours pas entrée en vigueur. Pourquoi ? Parce que la ratification de 35 Etats est nécessaire et seuls 16 l'ont fait.
La France vient d'annoncer qu'elle allait ratifier ce texte. Et il faut espérer que d'autres suivront. "Ce peut être un socle pour la diplomatie de l'eau. Elle servira de repère" estime Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat française à l'Ecologie.
Certains mettent en garde contre des attentes démesurées
Dans certains pays, le sujet de l'eau est très sensible car les dirigeants craignent en effet une ingérence dans leurs affaires intérieures.
Un exemple : la Turquie est à la source de la plupart de ses rivières, au premier rang desquelles le Tigre et l'Euphrate, qui rejoignent ensuite la Syrie et l'Irak. La régulation du débit de ces deux fleuves fait l'objet de tensions récurrentes entre les trois pays.
Si la Convention est considérée comme un outil utile, certains mettent en garde contre des attentes démesurées.