France nature environnement a lancé un appel à "sauver la clause de sauvegarde" après la démarche de la Commission européenne, qui veut notamment invalider les mesures prises par la France pour suspendre la culture du maïs OGM MON810. Invoquant "le principe de précaution", le gouvernement français avait interdit en février dernier la culture du maïs MON 810.
La Commission européenne a saisi mercredi deux comités pour deux raisons :
invalider les clauses de sauvegarde qui s'opposent à la culture du
maïs MON 810, en France et également en Grèce et en Hongrie.
relancer les procédures d'autorisation pour la culture de plusieurs
maïs transgéniques sur le territoire français
La décision est justifiée et elle a été prise sur une base scientifique
France nature environnement a dénoncé "la position ouvertement pro-OGM de la Commission, qui est contraire au principe de précaution, aux constats scientifiques et à l'avis plusieurs fois exprimé du Conseil des ministres européens de l'Environnement".
Mais la Commission européenne ne l'entend pas de cette oreille. Pour elle, cette décision est justifiée et elle a été prise sur une base scientifique. En effet, l'Autorité européenne de sécurité
des aliments a rendu un avis positif et a assuré que les organismes génétiquement modifiés n'étaient pas dangereux pour la santé humaine ni pour l'environnement.
Greenpeace dénonce la démarche de la Commission
France nature environnement rappelle que ces procédures d'évaluation des risques ont été remises en cause par les 27 ministres de l'Environnement. Greenpeace à Bruxelles se range aussi du côté de France nature environnement en dénonçant la démarche de la Commission : "Elle essaie de contourner les gouvernements européens et de dicter sa position favorable aux OGM".