Le juge Martin Feldman a annulé mardi (22 juin) le moratoire sur les forages en eaux profondes décrété par le président des Etats-Unis Barack Obama. Le juge a donné raison à 32 sociétés pétrolières qui avaient déposé un recours contre le moratoire de six mois.
La Maison Blanche a aussitôt riposté en annonçant sa décision de faire appel. De son côté, le secrétaire américain aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a indiqué mardi qu'il allait prendre de nouvelles mesures pour suspendre les forages en eaux profondes après l'annulation du moratoire. "Nous observons tous les jours la nécessité de marquer une pause dans les forages en eaux profondes, alors que le pétrole continue de fuir du puits de BP".
Le moratoire avait été annoncé fin mai par le président américain, qui avait pourtant annoncé quelques semaines avant cette catastrophe la multiplication des forages en mer.
Provoqué par le naufrage le 22 avril de la plateforme « DeepWater Horizon » exploitée par le groupe britannique BP, la marée noire répand entre 35.000 et 60.000 barils par jour (jusqu'à 9,5 millions de litres). Selon les derniers chiffres, BP en récupère 25.000.
Mardi, un responsable de BP, Steve Westwell, avait plaidé pour la poursuite des projets pétroliers en eau profonde, malgré la marée noire. "Ce serait une grave erreur de créer un environnement qui rendrait impossible les investissements en eau profonde".