Une réunion ministérielle s'est tenue ce week-end à Istanbul (Turquie) pour essayer de trouver un accord sur une déclaration après le 5e Forum mondial de l'eau, dont plusieurs ONG et Etats redoutent qu'elle ne manque d'ambition face la "crise de l'eau".
Ce document énumère un certain nombre d'engagements :
Le fonctionnement du Forum a fait l'objet de vives critiques
Un article du projet de déclaration, qui stipule que l'accès à l'eau potable est un "besoin" humain fondamental et non pas un "droit", fut au coeur de débats parfois animés. Au-delà du contenu de ce texte, le fonctionnement même du Forum a fait l'objet de vives critiques de la part de certains mouvements associatifs.
Ce document laisse perplexe Maude Barlow, cofondatrice de l'ONG canadienne Blue Planet Project : "Nous exigeons que l'allocation de l'eau soit décidée dans le cadre d'un forum ouvert, transparent et démocratique plutôt qu'une foire commerciale pour les grands groupes mondiaux.
S'il est organisé par les Nations unies, il perdra son caractère ouvert à tous
Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau, co-organisateur de l'événement avec la Turquie, a vivement rejeté ces critiques : "Tout le monde est invité et d'ailleurs maintenant tout le monde vient. S'il est organisé par les Nations unies, il perdra son caractère ouvert à tous".
La population mondiale devrait dépasser 9 milliards en 2050
La question de la protection des ressources en eau a été au coeur de ce Forum. De 6,5 milliards d'humains aujourd'hui, la population mondiale devrait dépasser 9 milliards en 2050.
Par conséquent, la demande en eau devrait augmenter de 64 milliards de m3/an, estime l'ONU.