Le réseau « Sortir du Nucléaire » a dénoncé samedi « la communication lénifiante » des autorités au lendemain de la fuite sans gravité d'eau borée, un liquide de refroidissement, à l'usine d'enrichissement d'uranium Eurodif sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme).
Manque de précisions sur cette fuite
« La contamination a pu être bien plus forte que le chiffre annoncé officiellement », a fait valoir, dans un communique, l'association, en précisant que « l'heure et la durée de la fuite n'avaient pas été révélées » vendredi par la préfecture.
« Il n'est pas impossible que de fortes concentrations de Bore existent ici ou là en particulier dans les puits des personnes privées », a ajouté le réseau, en soulignant que le « Bore pouvait avoir des effets toxiques non négligeables sur les êtres humains ».
Pollution chimique inacceptable
Vendredi soir, la préfecture de la Drôme avait signalé que des prélèvements effectués dans l'après-midi dans le cours d'eau de la Gaffière, à la limite du site et touché par la fuite, faisaient état, « d'un taux de 0,2 milligrammes de bore par litre, soit en deçà de la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre ».
De plus, « Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il n'y a pas lieu de mettre en place des mesures de protection des population »
Mais, le réseau « Sortir du Nucléaire » souligne « Il est injustifiable de faire passer cette norme comme une forme d'autorisation de contaminer jusqu'à cette limite. Par ailleurs, la préfecture écrit : « Il s'agit là d'un événement à caractère chimique et non radioactif », comme si cela rendait la pollution plus acceptable ».
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