Dans certains domaines, la crise économique peut avoir du bon ! Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie montre que les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), qui font partie des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, pourraient chuter de 3 % cette année grâce à la crise financière.
L'utilisation de carburants fossiles à haute teneur en carbone a diminué et les investissements dans le domaine des infrastructures énergétiques ont été freinés depuis le début de cette crise. La baisse des émissions de CO2, enregistrée en 2008, serait la plus importante des 40 dernières années et dépasserait celle survenue lors de la crise de 1981, selon ce rapport.
"En réduisant les émissions, la crise économique et financière a créé une fenêtre de tir pour la transition du système énergétique mondiale. C'est une chance unique mais il faut agir maintenant", a indiqué en écho le plus haut responsable climat de l'ONU, Yvo de Boer.
Un accord à Copenhague sinon rien
"Nous avons une nouvelle situation, avec des modifications de la demande énergétique et le report de nombreux investissements énergétiques" (basés sur les énergies fossiles) a déclaré l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. "Cela n'aura de sens que si nous pouvons saisir cette opportunité unique, (en signant) un accord" lors de la Conférence internationale sur le climat qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre.
Un sommet sur le climat qui a un but bien précis
Il faut conclure un accord qui remplacera le Protocole de Kyoto. Ce protocole prend fin en 2012. "Nous espérons qu'un accord à Copenhague donnera le signal en vue de nouveaux investissements durables. Si nous passons à côté de cette opportunité, amener le monde sur le chemin d'une énergie durable sera beaucoup plus cher et donc plus difficile" a ajouté Fatih Birol.