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02 avril 2009 -
18h30 :
Giec: des gaz polluants dans le collimateur
[ ENVIRONNEMENT - POLLUTION ]

Le GIECTreize catégories de gaz sont aujourd'hui dans le collimateur du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) pour une simple et bonne raison : l'action chauffante de ces gaz dans l'atmosphère risque d'aggraver le changement climatique.
Ces gaz nocifs devraient figurer sur le prochain traité, qui succèdera au Protocole de Kyoto en 2012. L'actuel traité demande déjà aux 31 pays industrialisés, ayant ratifié le Protocole de Kyoto, et à l'Union européenne de diminuer leurs émissions concernant les substances suivantes, responsables du réchauffement climatique :

  • le CO2 (dioxyde de carbone)
  • le méthane
  • le protoxyde d'azote
  • les trois gaz fluorés (HFC, PFC, SF6)

Ce nouvel accord mondial contre le réchauffement climatique, qui entrera en vigueur après l'expiration du Protocole de Kyoto en 2012, pourrait voir le jour en décembre à Copenhague. Les nouveaux gaz pointés du doigt ont été généralement développés depuis l'adoption du Protocole en 1997 et certains ont même remplacé les bannis :

  • nouveaux HFC (hexafluorures de carbone)
  • PFC (perfluorures de carbone)
  • polyéthers perfluorés
  • chlorure de méthyle...

"Il ne s'agit pas de grandes quantités, ils représentent moins d'1% des gaz à effet de serre, mais sont en forte croissance. Ce qui justifie de prendre un certain nombre de mesures de prévention pour garder le contrôle" indique le délégué de la Suisse, José Romero.

L'énergie photovoltaïqueLa production mondiale de NF3  pourrait atteindre 8.000 tonnes en 2010

Le trifluorure d'azote (NF3) est surtout utilisé dans les écrans plats et pour la production de panneaux photovoltaïques.
Selon une étude de l'Université de Californie parue en 2008, la production mondiale de NF3  pourrait atteindre 8.000 tonnes en 2010. L'équivalent de 130 millions de tonnes de CO2.

Brice LalondeDans la lutte contre l'effet de serre, il n'y a pas de petits produits

"Dans la lutte contre l'effet de serre, il n'y a pas de petits produits. L'industrie chimique doit se tourner vers des substituts ou récupérer les gaz en cause : c'est plus facile pour eux que pour le CO2, qui est lié à de grosses infrastructures" insiste Brice Lalonde, ambassadeur de France pour le climat
Le saviez-vous ?Le saviez-vous ?

Ces composants ont une durée de vie très longue et le pouvoir réchauffant est supérieur à celui du CO2. Autant dire qu'ils pourraient devenir un énorme problème. Les Etats-unis produisent la plupart de ces gaz, la Chine en est souvent le principal consommateur.
"Nous n'avons pas encore arrêté de position sur le sujet. Mais mieux vaut  intégrer (ces gaz au protocole) avant que leur poids économique ne soit trop important" relève un expert du Département d'Etat joint à Washington.
"Par le passé l'industrie s'est montrée très coopérative et nous allons travailler avec elle. Nous devrions trouver une solution équitable et efficace".


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