La justice grecque a décidé, vendredi dernier, l'arrêt des travaux d'un projet d'une société britannique (qui devait construire un complexe touristique géant) sur l'île de Crète, invoquant des raisons environnementales.
Le britannique Minoan group, et sa filiale Loyalward, prévoyait un investissement de 1,2 milliard d'euros pour la construction d'un ensemble réunissant (sur 2.600 hectares) six unités hôtelières de 7.000 lits ainsi que trois golfs, dans la région de Cavo Sidero.
Plusieurs organisations écologistes, citoyens et chercheurs grecs et étrangers, s'étaient mobilisés au nom de la défense de l'environnement contre la décision du ministère de l'Environnement, qui donnait son feu vert au démarrage des travaux.
Selon les plaignants, et après de nombreux calculs de leur part, compte tenu du fait qu'un touriste consomme de six à douze fois plus d'eau qu'un habitant local et qu'un golf consomme autant d'eau qu'une ville de dix à douze mille habitants, la région de Cavos Sidero risquerait la désertification.
L'emplacement comprend aussi des espaces protégés par le réseau européen Natura 2000 et le site archéologique préhistorique d'Itanos, qui est l'objet de fouilles.