Pour Greenpeace, le Grenelle de la mer doit marquer « un véritable changement de cap en matière de gestion des activités marines ». L'association demande à ce que la France mette en œuvre « dans les meilleurs délais » ses engagements internationaux.
Elle réclame l'adoption d'"un agenda" qui permette de traiter les « questions fondamentales de la pêche, des réserves marines, de la gouvernance nationale et internationale », « une attention particulière devant être portée à la Méditerranée et aux océans austral et boréal ».

Agir pour la biodiversité marine
« Sans un véritable sursaut politique porté par une réelle ambition en termes de protection de la biodiversité, il risque de n'être qu'une occasion manquée d'apporter des solutions concrètes à l'urgence écologique », explique Antoine Foucher, directeur des campagnes de Greenpeace France, dans un communiqué.
« 80% des espèces de poissons sont pleinement exploitées ou surexploitées et jamais la biodiversité marine n'a été autant menacée par les pollutions, le réchauffement climatique et l'exploitation désordonnée de ses ressources », souligne Greenpeace.
L'organisation écologiste demande donc que des « mesures d'urgence soient adoptées s'agissant des espèces menacées d'effondrement de façon imminente : thon rouge, espèces de grands fonds et requin ».