Cyclone, tempête tropicale et actuellement dépression tropicale, Tomas, qui a fait au moins 12 morts sur l'île des Caraïbes de Sainte-Lucie, s'est affaibli indiquent les météorologues américains. Cependant , Tomas devrait à nouveau se renforcer avant de frapper Haïti.
A 13H00 (heure de paris) la dépression tropicale était située à 660 km au sud-ouest de la capitale haïtienne Port-au-Prince, selon le Centre national américain des ouragans de Miami. Pour l'heure, les vents soufflaient à 55 kmh et Tomas se déplaçait vers l'ouest à 7 kmh. En Haïti, les autorités ont décidé de déplacer des dizaines de milliers de personnes.
Selon les météorologues américains, ce phénomène météorologique pourrait se renforcer dans les jours qui viennent et frapper la Jamaïque vendredi, puis Haïti et la République dominicaine ce week-end. Tomas sera accompagné de pluies abondantes et de vents violents et pourrait causer des glissements de terrain.
Tomas pourrait frapper dix mois après un séisme dévastateur
Haïti avait été frappé en janvier dernier par un violent séisme qui a fait 250.000 morts et est actuellement confronté à une épidémie de choléra responsable du décès d'au moins 337 personnes.
La tempête tropicale Tomas pourrait affecter 500.000 personnes et aggraver l'épidémie de choléra
La Croix-Rouge internationale a expédié du matériel dans treize localités d'Haïti pour venir en aide à 25.000 familles. "Nos équipes d'urgence sont prêtes à réagir à Port-au-Prince et dans l'axe qui a été fortement touché par le séisme de janvier pour distribuer de l'aide et préparer les gens à réagir et à trouver des abris pour se protéger" a indiqué Sophie Chavenel porte-parole de la Croix-Rouge internationale.
De son côté, l'ONU a évacué une partie des 1,3 million de sans-abri entassés dans des camps de fortune après le séisme du 12 janvier. Elle a mis de côté des vivres pour répondre aux besoins de 1,1 million de personnes. "Il faut espérer que cet ouragan épargnera Haïti car la population a été affectée par le séisme" s'est inquiété un porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations, Jean-Philippe Chauzy. Il a expliqué que "cet ouragan pourrait venir aggraver l'épidémie de choléra" en favorisant la propagation de la bactérie tueuse vers Port-au-Prince.