L'écologiste Nicolas Hulot a estimé jeudi à Bordeaux qu'arriver à la Conférence mondiale sur le climat à Copenhague (en décembre) "avec la tonne de CO2 à 32 euros, ça aurait de la gueule". 'Un prix trop faible n'aurait aucun impact" selon lui.
"L'essentiel, c'est que ça démarre, que soit inscrit dans la loi la progressivité et que l'on prévoit la redistribution ou la compensation" pour les ménages les plus démunis, a-t-il dit.
Le défenseur de l'environnement a de nouveau insisté sur la nécessité de rester "à taux de prélèvement constant". La fiscalité écologique "est un sujet trop important pour être l'enjeu de débats politiciens" a ajouté Nicolas Hulot, qui a admis le principe de discussions "sur la mise en oeuvre" mais a rejeté tout "débat sur le principe".
On se dirige vers "une hausse inévitable des prix de l'énergie" a indiqué Nicolas Hulot, qui a également demandé que "la taxation" porte "sur l'ensemble de l'énergie, y compris l'électricité de pointe".