Lors d'une réunion à Chelsea au Canada, les représentants des pays ayant des territoires et des intérêts en Arctique (Canada, Danemark, Etats-Unis, Norvège et Russie), ont cherché à renforcer leur coopération dans cette partie du monde qui est souvent le théâtre de rivalités. Rappelons que le sous-sol de l'Arctique renferme des richesses naturelles.
Le trafic maritime et la recherche de pétrole pourraient bouleverser l'équilibre écologique des vastes étendues glacées. La fonte des glaces liée au réchauffement du climat laisse présager un accroissement rapide du trafic maritime dans l'océan Arctique et certains ont insisté sur l'urgence qu'il y a à étudier le changement climatique.
Les participants se sont mis d'accord pour d'abord renforcer leur coopération puis mettre en place un règlement régissant la navigation dans les eaux polaires.
"Nous convenons qu'il faut accorder la priorité à l'adoption rapide d'un régime ayant force obligatoire pour la navigation dans les eaux polaires, en collaboration avec l'Organisation maritime internationale" a annoncé le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon.
Des critiques et des mises en garde ont fusé à Chelsea
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est préoccupée par le changement climatique et l'absence des autochtones du débat sur l'Arctique, à l'occasion de la réunion des cinq pays riverains de cette région.
"La fonte des glaces marines, des glaciers et du pergélisol va avoir un effet sur les écosystèmes et les hommes dans le monde entier. Comprendre ces changements exigera une coopération internationale" et "un sentiment d'urgence accompagne nos efforts" a dit Hillary Clinton. Elle a aussi regretté l'absence à la réunion de représentants des peuples autochtones de l'Arctique, de même que ceux de trois des huit pays riverains (la Suède, l'Islande et la Finlande).
Des militants de Greenpeace également sur place
Selon une responsable Beth Hunter, coordonnatrice de la "campagne océans" de l'organisation environnementale, il est urgent "d'assurer un avenir viable pour la région de l'Arctique et non d'exploiter ses ressources pétrolières" a-t-elle dit.
"Les changements climatiques produisent déjà un effet désastreux" et l'ouverture de la région à l'extraction des combustibles fossiles exacerbera l'impact du dérèglement du climat, a-t-elle prévenu.
"Trois pays parmi les plus grands émetteurs de dioxyde de carbone, les Etats-Unis, le Canada et la Russie, se trouvent autour de la table pour parler de la région qui est l'épicentre du changement climatique" a dit l'universitaire de Vancouver. "S'ils n'en parlent pas, a-t-il ajouté, et s'ils n'abordent pas la réduction des émissions (de gaz à effet de serre), ils ignoreront le plus grave problème de l'Arctique aujourd'hui".