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16 septembre 2009 -
12h15 :
Ils ont dit au sujet de la taxe carbone
[ ILS ONT DIT ]

Nicolas Sarkozy, président de la FranceLa taxe carbone provoque toujours des débats parfois tendus mais pour Nicolas Sarkozy il s'agit d'un choix historique !  "Cette taxe provoque des débats et c'est normal. C'est une grande réforme comme la décolonisation, l'élection du président de la République au suffrage universel, l'abolition de la peine de mort et la légalisation de l'avortement" a déclaré le chef de l'Etat.
"Je vous le dis, mes amis, le choix d'une fiscalité écologique est un choix historique" et politiquement, il permettra d'attirer vers la majorité des voix écologistes, a-t-il souligné.

La taxe carbone aux frontières, Nicolas Sarkozy n'en démord pas !

On va se battre pour avoir cette taxe carbone aux frontières de l'Europe. On a décidé de taxer le pétrole, le gaz et le charbon, les énergies qu'on n'a pas, pas celles qu'on a, à savoir l'électricité".
"La taxe carbone n'est pas un instrument de redistribution sociale. C'est un impôt pour changer les comportements. Ce n'est pas la peine de taper toujours les mêmes (...) Cette taxe, c'est une sorte de TVA environnementale. C'est le même mécanisme" a ajouté M. Sarkozy.

Jean-François Cirelli (d) et Gérard Mestrallet (g), PDG de GDF et de Suez en février 2006 lors de la présentation du projet de fusion de leur groupeCette taxe est "une double erreur"

De son côté, le vice-président du groupe d'énergie GDF Suez Jean-François Cirelli estime mercredi (16 septembre) que la taxe carbone sur le gaz est une "double erreur" en termes de politique énergétique et d'équité.
"Voilà que demain le gaz va subir la taxe carbone et pas l'électricité. Alors qu'aujourd'hui le consensus se fait doucement sur l'idée qu'il ne faut plus favoriser cette exception française du chauffage électrique, on en vient à pénaliser le gaz".
"Je n'hésite pas à dire qu'à notre avis cette position est une double erreur. Si nous sommes favorables à une contribution climat énergie, la formule actuelle n'est pas la bonne, ni sur le plan de la politique énergétique ni en terme d'équité" a-t-il affirmé.

Chantal JouannoNe pas culpabiliser les personnes

Quant à Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, elle a déclaré que la taxe carbone aura un "effet redistributif de fait" ! "Ce n'était pas l'objectif initial d'avoir un effet redistributif, mais il y en aura un de fait pour les ménages plus modestes, car leur consommation d'énergie sera inférieure au montant du chèque vert" a-t-elle indiqué.
"On tâtonne et le rôle de la commission verte sera de faire progresser ce dispositif. L'esprit n'est pas de culpabiliser les personnes, mais de donner une chance de changer de comportement" en réduisant la consommation de pétrole, de gaz et de charbon, a-t-elle rappelé.

JL BorlooDéfinir une taxe douce et progressive...

Le ministre Jean-Louis Borloo a également souligné "qu'une allocation universelle aurait été plus facile" à mettre en place, mais aurait eu des allures de "double peine pour pour certains, par exemple en milieu rural".
L'essentiel, a-t-il rappelé, c'est de définir une taxe carbone "douce, progressive, évaluable et sans atteinte à la compétitivité (des entreprises) ni au pouvoir d'achat des ménages".

Bruno Le Maire est l'invité de Christophe BarbierUne large éxonération souhaitable pour l'agriculture

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a souhaité mercredi une exonération "au moins de moitié" de la taxe carbone pour les agriculteurs. "Je souhaite que les agriculteurs soient très largement exonérés de cette taxe".
Il faut aussi que cette exonération "ne se fasse pas sous la forme de remboursement six mois ou huit mois plus tard. Cela poserait un problème de trésorerie majeur aux agriculteurs mais que cela soit le plus immédiat possible" a déclaré le ministre.
Le Premier ministre François Fillon et le président de la République Nicolas Sarkozy décideront d'une éventuelle exonération "dans les prochains jours ou les prochaines semaines", a-t-il précisé.


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