Le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, estime qu'il faudrait réconsidérer les priorités en matière des biocarburants surtout si les objectifs fixés par l'Union Européene ont des répercussions néfastes sur l'environnement (dégradation de la nature) et les pays pauvres (faim dans le monde). "L'objectif de l'Union européenne d'obtenir d'ici 2020 que 10 % des carburants soient issus de plantes ne doit pas être la priorité absolue si le prix à payer pour cela est que la nature et les hommes en pâtissent. Nous devons tout faire pour que le besoin croissant en matières premières agricoles ne mène pas au déboisement des forêts tropicales, à la transformation sans limites des surfaces agricoles, à la destruction de la diversité des espèces et à la création d'une course aux aliments".
Les
biocarburants sont tombés en disgrâce depuis que les prix des denrées agricoles ont grimpé provoquant des incidents violents dans des
pays pauvres ces derniers mois.