Les inondations, qui affectent le Tchad depuis le mois de juillet, ont déjà touché150.000 personnes et 52.600 hectares de terres ensemencées. Dix-neuf des 22 régions du pays sont touchées et "environ 150 000 personnes affectées" selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
"Les superficies emblavées inondées sont estimées à 52.600 hectares. Les régions les plus affectées sont Hajer Lamis (18 000 hectares perdus, nord de N'Djamena) et Bongor (16.550 hectares perdus, sud de N'Djamena).
La sécurité alimentaire des populations qui ont perdu les récoltes dans ces inondations, va probablement dépendre de l'assistance du gouvernement et de ses partenaires pour un temps" note le bureau.
"Le bilan à Bongor et dans les localités environnantes depuis juillet (...) est de 9 900 ménages affectés (soit 40.600 personnes), 16 600 habitats détruits" souligne-t-il.
"Les mauvaises conditions d'hygiène entraînées par les inondations ont contribué à la détérioration de la situation sanitaire dans certaines localités. Le choléra a été enregistré dans quatre régions" indique la même source.
Début septembre, l'OCHA estimait à près de 144.600 personnes les personnes touchées" et de près de 32.000 hectares de cultures perdus" Le Tchad était déjà touché par une crise alimentaire après une mauvaise campagne agricole 2009-2010 avec des pertes de récoles et une forte mortalité au sein du cheptel.
Ce mercredi 13 octobre, c'est la Journée de la prévention des catastrophes naturelles. Le dossier en cliquant ici