Certaines favelas situées dans des zones à risque ont été évacuées ce week-end pour éviter une nouvelle tragédie après plusieurs jours de pluies suivies d'inondations mais aussi de glissements de terrain.
"Il y a encore des risques de pluies dans la ville. Nous ne pouvons pas laisser les habitants rester dans des zones à risque" a dit le maire de Rio, Eduardo Paes.
Ces intempéries ont tué 229 personnes (dont 146 à Niteroi, près de Rio) depuis une semaine selon les pompiers qui sont toujours à la recherche d'environ 200 personnes ensevelies à Niteroi, ville qui fait face à Rio sur la baie de Guanabara.
Des démolitions ont commencé
La démolition des maisons de zones à risque a commencé lundi dans huit favelas. Dans la favela de l'Urubu, à Pilares, des bulldozers ont déjà détruit 300 maisons. Le maire de Rio, Eduardo Paes, a ajouté qu'environ 4.000 familles habitant dans sept autres quartiers déshérités devront les quitter dans les jours à venir".
Les familles vont recevoir une "rente sociale" de 104 euros par mois pour se loger le temps de bâtir de nouvelles maisons. Selon le maire de Rio de Janeiro au Brésil, environ 10.000 logements sont situées dans des "zones à risque". Les pluies diluviennes ont notamment dévasté des bidonvilles installés sur des "morros" (mornes ou collines) en faisant des milliers de sans-abri.