Les pays de l'Union européenne ont renvoyé à l'arbitrage de leurs dirigeants les décisions sur le soutien financier à accorder aux pays les plus pauvres. Soutien financier destiné à les aider dans leur lutte contre le réchauffement du climat.

Echec des négociations
Après plusieurs heures de tractation, « nous n'avons pas trouvé de consensus sur le mécanisme de financement. » explique le Commissaire Européen à l'Environnement Stavros Diman, au terme d'une longue réunion avec les ministres de l'Environnement de l'UE à Bruxelles. Il précise ensuite : « Mais nous sommes confiants dans le fait que le sommet européen à la fin du mois parviendra à une conclusion ».
« Une délégation a demandé à garder ouverte toutes les options », a pour sa part expliqué le vice-ministre tchèque de l'Environnement, Jan Dursik. Il s'agit en fait de la délégation polonaise, préciseront plus tard les autres délégations.
Le sujet sera discuté par les ministres de l'Economie de l'UE lors de leur réunion prévue le 10 mars avant d'être soumise aux chefs d'Etat et de gouvernement les 19 et 20 mars.

Greenpeace appelle l'UE à investir contre le réchauffement climatique
« Les ministres de l'Environnement ont repassé la patate chaude aux ministres des Finances », s'insurge Joris den Blanken, l'un des responsables de l'organisation, dans un communiqué.
Greenpeace appelle les pays industrialisés à « une contribution annuelle de 40 milliards d'euros par an d'ici à 2020 pour aider les pays en voie de développement à lutter contre le changement climatique ».
La Commission européenne a chiffré à 175 milliards d'euros par an, à partir de 2020, les investissements nécessaires pour lutter contre le réchauffement du climat. Selon l'exécutif européen, plus de la moitié de ces nouveaux investissements (environ 95 milliards d'euros) devront être réalisés par les pays en développement.