Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, estime que s'il n'y avait pas accord en décembre à la conférence des Nations-unies sur l'environnement de Copenhague, ce serait « le début d'un chaos diplomatique, moral, écologique et climatique ».
« Il y a extrême danger, le réchauffement climatique est presque dans l'irréversible », ajoute M. Borloo, estimant qu'il faut, à Copenhague, « un accord vraiment ambitieux pour les pays industrialisés » prévoyant une réduction des émissions de gaz à effet de serre « de 25 à 40% ».
« Nous sommes la première génération de l'histoire de l'humanité qui a entre ses mains, en moins d'une décennie, le sauvetage de la planète ou le drame absolu », insiste le Ministre de l'Environnement.
De la part des Etats-Unis, Jean-Louis Borloo attend une réduction des gaz à effet de serre « au moins aussi importante d'ici 2020 que ce que fait l'Europe » (20 à 30%).
Sortir de la crise par l'économie « verte »
Par ailleurs, Jean-Louis Borloo insiste sur le fait que « la seule sortie de la crise passera par l'économie verte », et qu'on allait probablement « faire en 5, 6 ou 7 ans une mutation de nos économies que la dernière révolution industrielle a faite en 50 ou 60 ans ».
« Cela va à une vitesse folle, le comportement des consommateurs a complètement changé », se réjouit il.