 | La Journée internationale de la protection de la couche d'ozone, qui a lieu le jeudi 16 septembre, invite le monde entier à s'unir pour défendre cette cause environnementale. Le thème retenu en 2010 est le suivant : « Protéger la couche d'ozone : la gouvernance et le respect à leur plus haut niveau ». Pourquoi cette date ?
Il s'agit de la date anniversaire de la signature du Protocole de Montréal qui visait à réduire puis éliminer les substances dangereuses pour la couche d'ozone. Il a été signé par 24 nations Pourquoi la couche d'ozone est-elle si essentielle ?
La couche d'ozone, qui agit comme une barrière protectrice, permet la vie sur la Terre. Elle retient en effet la plupart des rayons ultra-violets émis par le soleil. Mais cette protection court un grand danger depuis des décennies. Elle s'est détériorée après avoir été attaquée par des produits chimiques utilisés et rejetés par l'Homme. Cette journée d'action et de sensibilisation au problème de la protection de la couche d'ozone est donc à prendre au sérieux.
Qu'est-ce que l'ozone ?
L'ozone est un gaz bleu, très odorant et très toxique dont la molécule est formée de trois atomes d'oxygène. Il est présent dans l'atmosphère mais c'est dans la stratosphère entre 15 et 35 kilomètres au-dessus de la terre, qu'il se trouve concentré à 90 %. Il s'agit de la couche d'ozone. Que deviennent les 10 % restants ? Ils se répartissent dans la troposphère. Elle a été découverte en 1840 par le Suisse Christian Schönbein.
L'amincissement dans cette couche ! Quand est-il apparu ?
L'amincissement est apparu dans les années 1970 ! En 1980, des scientifiques prouvent la disparition quasi complète de la couche d'ozone dans la stratosphère Antarctique. En 1994, le taux d'ozone a chuté de 70 % dans l'atmosphère et la couche d'ozone a pratiquement disparu. En septembre 1998, la superficie du trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique est de 27,3 millions de km2. Ce trou se forme généralement mi-août puis se résorbe mi-décembre. Les coupables sont...
...Les CFC (ou chlorofluorocarbones), l'acide nitrique, le gaz carbonique ou encore le brome, élément chimique voisin du chlore. Les CFC se trouvent notamment dans les solvants, dans les bombes aérosols (laque, parfum, déodorant...) ou encore dans les fluides frigorigènes utilisés dans les réfrigérateurs, congélateurs et climatiseurs (fréon).
Le brome provient des halons utilisés dans les extincteurs d'incendie, des installations pétrolières ou de certains produits utilisés dans l'agriculture. Plus nocif que les CFC pour la couche d'ozone, il n'est responsable qu'à 20 % de sa destruction. Mais il y a aussi le changement climatique et le protoxyde d'azote qui pourraient jouer un rôle dans l'appauvrissement de la couche d'ozone.
La couche d'ozone, pourtant essentielle à la vie sur Terre
La couche d'ozone a un rôle très important puisqu'elle protège les écosystèmes contre les effets néfastes des rayons ultraviolets émis par le soleil. Sans elle, la vie sur la planète bleue ne serait probablement pas possible car les êtres humains souffriraient de pathologies dues aux rayons du soleil. L'impact des UV sur les organismes vivants dépend de la longueur d'onde de ces rayons : plus cette longueur d'onde est courte, plus le danger est grand. Ils sont classés en trois catégories : UV-A, UV-B et UV-C.
Disparition de la couche d'ozone : les dangers pour
L'Homme En disparaissant, la couche d'ozone ne pourrait plus filtrer les rayons du soleil. Ces ultraviolets entraîneraient des brûlures superficielles, des affections cutanées, un vieillissement prématuré, des cancers de la peau, des affections oculaires, des conjonctivites, des cataractes et un affaiblissement du système immunitaire.
Les plantes Les UV-B pourraient provoquer des perturbations de la reproduction et de la croissance, une diminution de la taille des feuilles et de la photosynthèse.
L'écosystème marin
Il pourrait s'attaquer à la production de phytoplancton qui permet de nourrir la faune marine. Le zooplancton subirait les effets des ultraviolets et une diminution du phytoplancton.
L'agricultureLes rendements et la qualité des cultures en pâtiraient. Dernièrement, des chercheurs ont déclaré que le protoxyde d'azote endommageait la couche d'ozone. Les émissions de ce gaz sont émises par l'agriculture (engrais, lisiers), la combustion de la biomasse, le traitement des eaux usées et des applications industrielles mais aussi médicales.
Les UV-B risquent d'accélérer la génération du smog photochimique et de diminuer la durée de vie de certains matériaux comme les peintures et les plastiques. Le smog est une brume grise ou jaunâtre qui se forme au-dessus des métropoles.
Le protocole de Montréal, solution contre l'agrandissement du trou dans la couche d'ozone ?
Entré en vigueur le 1er janvier 1989, il a permis depuis de réduire de plus de 80 % la production et la consommation des substances qui abîment la couche d'ozone. Un deuxième accord remontant à 2007 prévoit aussi la fin progressive de l'utilisation de substances moins dangereuses pour la couche d'ozone, les HCFC (hydrochlorofluorocarbones). Selon des estimations, il faudra au moins six décennies pour que les CFC disparaissaient. |  |