La Journée mondiale de l'environnement est organisée tous les 5 juin depuis 1972 par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
Durant vingt-quatre heures, tous les pays sont invités à s'engager et à respecter l'environnement.
Des millions de personnes sur tous les continents participeront à des activités (plantation d'arbres, sessions de nettoyage, journée sans voiture, excursions pour observer les oiseaux, expositions...).
Le pays hôte pour 2010
Le Mexique passe le relais au Rwanda (Afrique de l'Est). Le PNUE a choisi le Rwanda pour sa richesse environnementale.
Ce pays comprend des espèces rares et économiquement importantes telles que le gorille des montagnes.
Confronté à de nombreux défis allant de la lutte contre la pauvreté et le développement de ressources énergétiques durables à la dégradation des terres, ce pays développe des stratégies prospectives, dont le développement des énergies renouvelables comme l'énergie solaire et la production de biogaz.
Le geste à la parole
Le Rwanda ne fait pas que parler, il agit aussi. Il a déjà interdit l'usage et la fabrication de sacs plastiques. Il est aussi connu pour ses campagnes nationales de nettoyage et pour la mise en place d'un «couloir» de protection pour les chimpanzés.
Au Rwanda, les manifestations dureront du 3 au 5 juin. Le point d'orgue sera la cérémonie de "baptême" de 14 bébés gorilles qui aura lieu dans le Parc National des Volcan le 5 juin. Au pied de ces montagnes volcaniques de Virunga, qui s'étalent entre le Rwanda, l'Ouganda et la République démocratique du Congo, vivent la moitié des 700 gorilles de montagne encore vivants au monde. L'autre moitié des 700 gorilles des montagnes (Gorilla beringei beringei) vit dans l'impénétrable forêt de Bwindi en Ouganda.
Quatre gorilles des montagnes, une femelle et trois bébés, ont été retrouvés morts en mai dernier dans la partie rwandaise des Virunga, sans doute en raison des températures très froides dans ces montagnes qui culminent à 4.500 mètres d'altitude.
Les 4 objectifs de la Journée mondiale de l'environnement :
Donner un visage humain aux problèmes environnementaux
Amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable
Promouvoir la compréhension du fait que les communautés sont incontournables dans les changements d'attitudes en ce qui concerne les problèmes environnementaux
Défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et à tous les peuples d'apprécier un futur plus sûr et plus prospère.
Le thème de cette année :
«Des millions d'espèces - Une planète - Un avenir commun». Ce thème souligne l'importance pour l'homme, de la richesse des espèces et des écosystèmes de la Terre.
Le thème a également été choisi pour soutenir l'année Internationale de la Biodiversité. L'info en cliquant ici
Car la vitesse d'extinction des espèces se produit à un rythme trop élevé. On sait que 17 291 espèces (plantes, insectes parfois méconnus, mammifères, oiseaux) sont aujourd'hui menacées d'extinction. Et il faut savoir que de nombreuses espèces disparaissent avant même d'avoir été découvertes.
La cause de ces disparitions ?
La déforestation de la plupart des forêts primaires, l'épuisement de plusieurs zones humides dans le monde, la surexploitation des espèces, la pollution....
Tous ces facteurs causés par l'Homme sont responsables de l'appauvrissement de la diversité biologique et des changements au niveau des services dispensés par les écosystèmes. La biodiversité permet de nous alimenter, de nous vêtir, de nous soigner, de nous chauffer et la liste n'est pas exhaustive.
La définition du mot «biodiversité»
Ce mot est la contraction de l'expression « diversité biologique ». La biodiversité reflète le nombre, la diversité et la variabilité des organismes vivants.
Elle recouvre la diversité au sein d'une même diversité génétique entre les espèces et entre les écosystèmes.
La biodiversité est importante dans tous les écosystèmes naturels ou gérés par l'Homme (fermes, plantations, parcs...). Il est difficile de décrire la biodiversité. Sa dimension la plus connue est la classification des animaux et des plantes. Il existerait entre 5 et 30 millions d'espèces sur Terre et seulement 1,7 à 2 millions d'entre-elles ont été identifiées.