L'Afrique est l'un des premiers continents concernés par le réchauffement climatique ! Deux mois avant la conférence sur le climat à Copenhague, les pays africains ont décidé de se réunir lors du 7e Forum mondial sur le développement durable consacré aux changements climatiques, qui se tient du 9 au 11 octobre à Ouagadougou.
Le thème principal est : "Changements climatiques: quelles opportunités pour un développement durable ?". Ce continent, qui connaît une explosion démographique, ressent déjà les impacts des changements climatiques.
Une baisse de précipitations, constatée ces derniers mois, a engendré une sécheresse historique sur la Corne de l'Afrique.
Une aide financière bienvenue et méritée
Pourtant ce continent n'est pas un gros pollueur puisqu'il émet moins de 4% des gaz à effet de serre. Il n'est donc pas envisageable que ce continent paie les pots cassés.
Le ministre burkinabè de l'Environnement, Salifou Sawadogo, a donc déclaré : "l'Afrique doit faire comprendre aux pays qui ont assuré leur développement économique au détriment de l'environnement de s'assumer en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre et d'aider le continent le plus vulnérable au changement climatique".
L'Afrique a besoin de l'appui des pays industrialisés
"Les pays africains ont déjà fait des efforts en élaborant des plans d'adaptation à la variabilité et au changement climatique qui sont budgétisés" affirme le chef de programme au Burkina de l'Union internationale pour la conservation de la nature, Moumini Savadogo". "Mais il manque les ressources pour les mettre en oeuvre. Ce forum sera une opportunité pour les Africains de se mettre d'accord pour demander l'appui des pays industrialisés pour leur mise en oeuvre".
"Avec un territoire composé de milieux sahéliens, de savanes soudaniennes et de forêts, une population en forte croissance et une économie essentiellement agricole, le Burkina Faso est un résumé des problématiques du développement durable en Afrique de l'Ouest" selon le programme du forum.
Les menaces seront-elles mises à exécution ?
Début septembre, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a averti que les représentants de l'Afrique quitteraient la conférence de Copenhague si leurs demandes pour des compensations financières n'étaient pas prises en compte.
Des hôtes prestigieux
Des chefs d'Etat africains, des centaines de scientifiques, d'économistes et autres experts prendront part aux travaux de Ouagadougou. L'ancien président français Jacques Chirac et le ministre français chargé du Climat, Jean-Louis Borloo sont également attendus.
La réunion se déroulera autour de six sessions thématiques, notamment "le changement climatique : opportunités et contraintes environnementales, sociales et économiques", "Santé, Afrique et mondialisation" ou encore "les mobilités et leur impact économique, financier et politique" sur l'Afrique.