Quatre pays d'Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan) ont décidé, hier, de sécuriser... 800 millions de tonnes de déchets d'uranium radioactifs et toxiques. Ils appellent en outre la communauté internationale à les soutenir dans leurs efforts.
Ces déchets pourraient en effet être utilisés pour fabriquer des "bombes sales", explique le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement).
Une « bombe sale » ?
Une "bombe sale" est un mélange rudimentaire d'explosif conventionnel et de matières radioactives.
Les matières radioactives n'ont pas, en elles-mêmes, de pouvoir de destruction, mais, dispersées par l'explosion, elles contaminent les environs.
Des déchets radioactifs dangereux pour l'environnement et la santé
Ces déchets d'uranium proviennent de mines exploitées durant l'ère soviétique. Ils sont aujourd'hui stockés à l'air libre, derrière des barrages peu résistants.
Pour Helen Clark, administrateur du PNUD, ces déchets d'uranium constituent "un risque potentiel majeur pour les ressources en eau de la région et pour la santé de millions d'habitants", d'autant plus qu'ils sont, pour la plupart, situés dans des zones très peuplées.
Le Premier ministre du Kirghizstan, Igor Tchoudinov, affirme que, sans stockage sécurisé comme première étape, ces déchets auraient des conséquences pour l'environnement et la santé "aussi dangereuses que des armes".