L'Assemblée nationale vient d'adopter, en deuxième lecture, le projet de loi "Grenelle I", qui fixe les grandes orientations de la France en matière de transport, d'énergie et d'habitat dans le souci de préserver l'environnement et le climat.
Le texte a été adopté par 466 voix contre 5 et 21 abstentions. La majorité (UMP et Nouveau Centre), ainsi que le groupe PS ont voté pour, les quatre Verts et les députés PCF se sont abstenus. Un député UMP, deux élus PS et deux autres PCF ont voté contre ce texte.

Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno sont satisfaits...
« C'est une unanimité. Il y a, à titre individuel, quelqu'un qui n'est pas content sur une route, mais tous les groupes politiques soutiennent (le texte), au fond, ça a été construit avec tout le monde », déclare le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
« Sur ce sujet là, on ne peut jamais être complètement satisfait. Moi mon problème, c'est d'emmener toute la société, avec des compromis. Le Grenelle est aussi un compromis général. Je ne vis pas dans le virtuel, moi je suis en charge de la mutation », ajoute M. Borloo, répondant ainsi aux députés Verts, qui ont jugé ce texte « décevant ».
« C'est encore un coup de turbo supplémentaire pour avancer. Ca nous conforte, car au-delà des mots, il y a un soutien. On peut s'attendre à un vote définitif (donc conforme) au Sénat pour la première semaine de juillet », estime quant à elle la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno.

Réactions des Verts
Yves Cochet (Verts) déplore l'adoption d'amendements qui « ont consisté à raboter et à réduire l'ambition initiale du texte ».
« Les niveaux de performance exigés pour la rénovation thermique et la construction des logements ont été nettement abaissés. La taxe poids lourds est affaiblie, les centrales à charbon sont relancées, les pesticides bénéficient de dérogations pour échapper aux objectifs de réduction, les projets d'autoroute sont confirmés », dénonce t'il, au moment du vote.