Dans le nord de l'Irak, plus de 100.000 personnes sont menacées par les pénuries d'eau provoquées par une longue sécheresse, la surexploitation des nappes souterraines et l'effondrement de l'ancien système d'adduction.
Conséquences dramatiques
Des personnes sont amenées à quitter leur foyer, selon l'UNESCO. "La sécheresse et le pompage excessif des puits ont épuisé les aquifères profonds de la région, provoquant une baisse dramatique des niveaux d'eau dans les anciennes canalisations souterraines", appelées "karez", indique l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
Un karez = de l'eau pour 9.000 personnes
Le système des karez a fonctionné pendant des siècles et assuré les besoins des Irakiens en eau potable et en irrigation. Un seul karez peut apporter de l'eau à 9.000 individus et 200 hectares de terres agricoles, souligne l'UNESCO.
Mais le système déjà mis à mal par les troubles politiques et le manque d'entretien, a été également endommagé par un pompage excessif des nappes souterraines dû aux puits modernes en temps de sécheresse, ajoute l'organisation.
Une sécheresse qui dure depuis quatre ans
Depuis le début de la sécheresse, 70 % des karez en usage dans le nord de l'Irak ont été asséchés, selon les experts. En août, seuls 16 karez sur 683 fonctionnaient encore dans la région.
Un exode a commencé
"Le déclin rapide des karez force des communautés entières à quitter leurs maisons pour trouver de nouvelles sources d'eau", écrit l'UNESCO. Dans certaines zones particulièrement affectées "la population a baissé en moyenne de 70 % depuis 2005" et aujourd'hui, "36.000 personnes supplémentaires sont sur le point d'abandonner leur foyer si les conditions ne s'améliorent pas rapidement".
"Ces gens dépendent désormais de citernes qui doivent être réapprovisionnées par des camions voyageant sur de longues distances, ou auprès de puits qu'il est nécessaire de pomper plus profondément. Pour nombre d'entre eux, cette option n'est financièrement pas viable" souligne l'UNESCO.